Titre VO : A Sorceress Comes to Call
Traduction : Camille Filhol
Genre : Cosy Horreur
Edition : Verso
Parution : le 7 novembre 2025
Pages : 417 pages
Prix : 22 euros
JE NE SUIS PAS MA MÈRE.JE NE SUIS PAS SA CRÉATURE.JE NE LUI APPARTIENS PAS.Dans la maison de Cordelia, aucun secret n’est permis et les portes doivent toujours rester ouvertes. À la moindre désobéissance, sa mère Evangeline, qui détient une magie que l’on croyait disparue depuis longtemps, l’oblige à demeurer immobile et muette des heures, parfois des jours entiers…Quand des morts suspectes frappent leur village, cette dernière entraîne sa fille dans une fuite nocturne qui les mène jusqu’à un manoir isolé, demeure d’un riche propriétaire, le Squire, et de sa sœur Hester. Car Evangeline est bien décidée à piéger le Squire dans un mariage afin de se mettre à l’abri du besoin.Mais Hester, pressentant le danger imminent, met au point son propre plan pour la contrecarrer, avec l’aide de ses amis de longue date et de Cordelia, qui va devoir trouver la force d’affronter sa mère et son terrible pouvoir. Ensemble, parviendront-ils à arrêter Evangeline avant qu’il ne soit trop tard ?
J'aurais évidemment adoré que le coup de cœur pointe aussi le bout de son net avec ce titre, mais en terme de plaisir de lecture, Quand vient la sorcière s'en sort très bien, mais surtout, je confirme avec cette lecture que j'ai envie de suivre l'autrice. Il y a un truc que j'ai retrouvé dans les deux livres, et il se situe du côté des personnages. A l'image de Nettle and Bone, si l'histoire est plutôt commune, les acteurs du récit tirent, pour moi, leur épingle du jeu. Ma préférence n'est pas forcément allée vers l'héroïne principale, bien que deux rôles se partagent la vedette, mais vers l'autre femme du roman, à savoir Hester, une dame âgée au nez fin. Son point de vue est plus mature, dans le sens plus réfléchi, elle analyse et tente de trouver comment déjouer les plans de la mère de Cordélia, la mère de notre héroïne.
Cordélia est jeune, elle a vécu dans un environnement malsain avec une mère qui ne lui laissait aucune liberté. Son inexpérience transparaît beaucoup et, forcément, le contraste avec Hester était présent et marqué. Cependant, c'est aussi un personnage qui se dévoile sur la durée, qui a envie d'agir et qui essaie de bien faire les choses. Sa maladresse était touchante, et si elle ne plaira pas à tout le monde, elle s'apprécie davantage au fil des chapitres. Quoi qu'il en soit, les personnages de T. Kingfisher sont très humains, ils sont normaux et les événements racontés les révèlent généralement. Les autres protagonistes apportent un joli plus, ils forment une belle équipe face à l'adversité, ils sont même complémentaires ; je dirais, et les voir faire front ensemble, ça a son charme. Là aussi, c'était la même chose dans Nettle and Bone.
Pour l'intrigue, elle mêle fantastique et horreur, une douce horreur, mais bel et bien présente. J'avoue que quand je vois le terme horreur je m'attends toujours à un gros truc, il va falloir que je revoie le terme à la baisse, vu qu'ici on est dans du cosy horror, donc une version soft et abordable du genre. Après un premier élément horrifique, je m'attendais tout de même à en voir plus, donc je suis un peu restée sur ma faim sur ce point, surtout que les situations qui en découlent sont peu surprenantes. Ceci dit, ça fait tout de même le job, je me suis retrouvée prise dans l'intrigue et j'ai aimé la finalité (bien que là encore, pas de surprise). On a aussi une atmosphère assez marquée, avec un côté huit clos qui va bien, et alors que ce cadre n'a pas ma préférence, je trouve que c'est souvent sous-exploité dans les romans, ici, ça fonctionne. Et, même si le récit reste globalement lent, le fait d'alterner entre deux points de vue permet d'amener un peu de rythme à l'ensemble.










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