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mardi 28 juillet 2026

Dungeon Crawler Carl, tome 1 de Matt Dinniman

Auteur : Matt Dinniman
Titre VO : Dungeon Crawler Carl, book 1
Genre : Science-Fiction
Edition : Lorestone
Parution : le 7 novembre 2024
Pages : 508 pages
Prix : 13.90 euros


Bienvenue, chers crawlers. Bienvenue dans le donjon.
Survivre est une option ; offrir un show d'enfer aux spectateurs, une nécessité.
Un homme. Le chat de son ex. Un jeu télévisé sadique où leur survie dépend de leur capacité à tuer avec style.
En un éclair, chaque construction humaine érigée sur Terre s'effondre, créant un gigantesque donjon : un labyrinthe infernal de 18 niveaux remplis de pièges, de monstres et de butins. Seulement quelques survivants osent s'aventurer à l'intérieur, mais une fois que vous y pénétrez, impossible d'en ressortir. Vous n'avez que quelques jours pour trouver l'escalier vers le niveau suivant ou c'est game over. Dans ce jeu, ce n'est ni votre force ni votre dextérité qui vous aidera à survivre, mais votre popularité et votre nombre de vues.
Ils l'appellent Dungeon Crawler World. Mais pour Carl, c'est tout sauf un jeu.
Cela faisait plusieurs semaines que je voyais passer cette série sur différents réseaux sociaux et, si j'ai pu la croiser avant, j'avoue ne m'être jamais focalisée dessus, la couverture ne me parlant pas du tout. Pourtant, le résumé, lui, c'est complètement ma came donc je pense qu'il me faut remercier la magie d'internet pour cette découverte.

Par contre, gros bémol sur le travail éditorial, sur la police du texte plus spécifiquement. Je comprends qu'on doive parfois faire un choix pour une question de coût, mais la taille d'un texte ne doit pas être négligée et il m'a fallu passer par des inconforts à la tête et aux yeux au début de ma lecture avant de trouver un rythme de croisière. J'aurais pu m'arrêter au début et passer à une version numérique par exemple, mais j'ai voulu tout de même tenter (surtout pour une question d'économie), mais je vais sûrement devoir y passer plus tard. Ca m'embête un peu au vu du prix de certains tomes (surtout les derniers parus). Au-delà de ça, ce souci de taille de caractère me prive aussi d'investir dans la série, si j'avais voulu la posséder en papier un jour, et ça, ça peut être dommage. Notez que cette remarque vaut pour tous les éditeurs qui font ce choix de rogner sur l'accessibilité de leurs livres.


Pour en venir au vif du sujet, Dungeon Crawler Carl, c'est l'histoire d'un gars en caleçon (un détail que tout lecteur de la série vous sort à un moment), qui va vivre une espèce de fin du monde, ou plus précisément une invasion extraterrestre assumée. Cette dernière va laisser le choix à l'espèce humaine de rester sur sa planète détruite ou de passer une porte menant ceux qui le souhaitent à un donjon dans lequel ils vont devoir survivre. Ah et Carl sera accompagné d'une chatte, celle de son ex, qui va acquérir la capacité de parler une fois parvenue dans le donjon. UN CHAT QUI PARLE BORDEL !!!!!!!!!!!!!!!


Sur le papier, l'accroche est dantesque, mais s'il y a une chose qui a terni ma lecture, un petit peu seulement, c'est mon cerveau. Au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire, je me demandais souvent si la suite n'allait pas devenir redondante et donc si elle allait tenir la route sur la durée. J'espère fortement que l'auteur en a dans sa manche et qu'il a de quoi renouveler son intrigue parce que, concrètement, le principe est hyper répétitif (le but du jeu est quand même de survivre, de se battre et de descendre différents niveaux d'un donjon, qui en plus est un lieu fermé) et passé l'aspect découverte, j'ai peur de rendre les armes.

Quoi qu'il en soit, je tenterai la suite sans souci parce que ce premier tome offre une excellente accroche à une série qui, je l'espère, ne s'effondrera pas comme un château de cartes. L'auteur intègre rapidement le lecteur et ses personnages dans le contexte, il ne perd pas de temps, et ce, dès les premières pages. Il explique les spécificités de son univers donjonesque très tôt aussi, même si on en découvre des particularités tout au long du tome. Le pompon, ce sont ses personnages, Carl et Princesse Donuts, qui forment un duo aussi improbable qu'efficace. Carl se met vite au rythme de sa nouvelle vie, un soulagement pour moi. Il aurait pu faire de la résistance et le fait que ça ne soit pas le cas offre une belle fluidité au niveau de l'histoire. C'est aussi un personnage qui n'est pas bête et qui montre qu'il n'a pas peur d'aller à contre-courant. Que dire de Princesse Donuts... rien, elle vaut qu'on la découvre par soi-même, croyez-moi. D'autres personnages gravitent autour de ces deux-là, qui volent quand même bien la vedette, mais les seconds rôles restent intrigants.


Si l'histoire se veut tout de même déjà un brin répétitive, parce qu'on est encore en pleine découverte des règles du donjon et du jeu qui s'articule autour, l'ensemble passe bien. Je vous avoue que je m'attendais à un peu plus de punch ou même d'humour, des attentes sûrement créées des avis entendus, parce que ces éléments sont bien présents. Mais, ce que je retiens, c'est une intrigue bien composée, un contexte qui me parle et me plaît beaucoup et, surtout, des personnages charismatiques qui sont clairement tout en haut du panier.



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