Traduction : Laurent Philibert-Caillat
Genre : Fantasy
Edition : Albin Michel Imaginaire
Parution : le 26 avril 2023
Pages : 680 pages
Prix : 24.90 euros
Autrefois, Sancia Grado n'était qu'une jeune voleuse dotée d'un talent rare. Puis elle a appris à utiliser ce talent et a battu les grandes maisons marchandes de Tevanne à leur propre jeu. Avec Clef et Bérénice, elle a même éliminé un hiérophante immortel – mais la guerre qu'ils mènent maintenant semble perdue d'avance. Sancia et ses alliés n'affrontent plus les élites de l'enluminure ou un hiérophante revenu d'un passé oublié ; cette fois, ils veulent détruire une entité dont l'intelligence est répartie sur la moitié du globe : un fantôme bien caché, qui utilise la magie pour posséder les objets, mais aussi contrôler les esprits humains.Malgré tous les efforts de Sancia et de ses alliés, leur implacable ennemi se rapproche de son véritable but : une ancienne porte qui mène au cœur-même de la création.
Tout comme avec la trilogie d’Andrea Stewart : L’empire d’écume, j’ai aussi fait une affaire personnelle de celle de Robert Jackson Bennett. Ce sont deux sagas que je voulais absolument terminer et que je repoussais sans cesse. J’étais au-delà du fait de vouloir connaître la finalité, même si c’était bien dans mon idée, mais j’étais plus dans un état d’esprit de : il fallait que j’aille au bout. Je ne pense pas que cet élément ait joué dans mon plaisir de lecture, même si le temps écoulé entre les tomes, lui, a bien dû avoir un impact… mais il y a eu des points qui ont bien pesé dans la balance pour mon avis final.
Ma lecture a été étonnamment fluide, enfin, je n’ai pas rencontré de difficulté de style/traduction, franchement, vu le petit pavé que j’avais entre les mains, j’aurais pu mettre mille ans de plus à le lire. D’autant plus que l’intrigue était d’une longueur affolante, mais j’y reviendrai. Bref, vous vous doutez que j’ai bien eu quelques soucis, notamment de compréhension, puisque pour les rappels, on pouvait aller voir ailleurs si on y était. J’ai aussi eu la désagréable surprise de voir que l’héroïne, que j’avais bien en tête, était passée au second rang. Celle qu’on suit le plus n’est pas une inconnue, c’est Bérénice, et ceux qui savent, savent, mais retrouver Sancia au compte-gouttes a vraiment contribué à me faire sortir de ma lecture. Sa relation si particulière avec Clé est, par extension, tout aussi aux abonnés absents, et les miettes auxquelles on a droit entre ses deux rôles n’ont pas suffi à me sustenter.
Bérénice n’est pas désagréable, mais elle n’avait pas dû autant me marquer, la pauvre, parce que je ne me souvenais pas bien d’elle et bon, sans véritablement la resituer, elle ne m’a pas fait d’effet. D’ailleurs, ne pas reposer un contexte ou des personnages a eu l’effet pervers d’éliminer toute l’émotion de l’intrigue, qu’il arrive ci ou ça à untel ou une telle, ce n’était pas trop mon problème et ça, on le retrouve autant côté rôle principal que secondaire. Pour ces derniers, on se demande même par moments à quoi ils servent, au vu du peu de traitement dont ils bénéficient. Les impliquer aux événements ne fait pas d’eux des figures attirantes.
Je n’ai malheureusement pas beaucoup de bons points à donner à ce dernier tome. Sur le négatif, j’ai encore l’intrigue à aborder et j’avoue ne pas avoir été convaincue par ce que l’auteur avait amené. L’action, ou le plus important, ne se déroule que dans le dernier quart environ, le reste n’est que préparation à ce qui arrive alors à la fin, et l’action s’est faite rare avant ce fameux quart. Les révélations et les situations ne sont pas à la hauteur. En tournant la dernière page j’étais au point de me dire : tout ça pour ça, d’autant plus que j’avais senti un peu venir l’évolution de certaines choses.
Avec un bon point de départ, un bon univers et des idées intéressantes, l’auteur aura pourtant dilué tout ça dans son dernier tome pour offrir une fin attendue et sans grands feux d’artifice. L’un des rares bons points, c’est qu’un personnage prometteur apparaît au cours de l’histoire, son rôle apporte un peu de consistance et de difficultés à nos personnages, mais ça ne va pas très loin. Au final, vous l'aurez bien compris, j'ai été assez, voire très déçue par cet ultime volume. J’essaierai une autre série de l’auteur à l’occasion, Les cités divines m’avait tapé dans l’oeil avant que l’auteur ne soit traduit en français.










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